Le défi pour les innovateurs

Allah a dit : « Certes, vous avez eu un bel exemple (à suivre) en Ibrahim et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple: « Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d'Allah. Nous mécroyons en vous, désormais entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Allah, Seul » (Sourate 60 - verset 4)

 

Allah nous informe que la Religion d’Ibrahim, ainsi que la Religion de tous les Messagers, est l’adoration d’Allah Unique sans Lui donner d’égaux, le désaveu du Chirk et de ceux qui le commettent.

 

Nous disons que le Tawhid est l’adoration d’Allah Unique ce qui implique le désaveu du Chirk. Quant à celui qui prétend que le Tawhid c’est plus que cela, nous leurs disons : Allah a dit : « Apportez votre preuve si vous êtes véridiques » (Sourate 27 – verset 64).

 

L’implication proche du Tawhid, sans laquelle la Religion d’Ibrahim n’est pas valable, est la conviction que ceux qui donnent des égaux à Allah ne sont pas des monothéistes qui L’unifient.

 

Allah nous informe que quiconque désavoue le Chirk et ceux qui le commettent aura réalisé le fondement de la Religion d’Ibrahim. Quant à ceux qui prétendent qu’il faut plus que cela : « Apportez votre preuve si vous êtes véridiques ».

 

Le polythéiste est celui qui donne un égal à Allah. Allah nous informe, et le Consensus des musulmans le confirme, que c’est le désaveu du polythéiste qui entre dans la définition du fondement de la Religion.

 

En ce qui concerne celui qui ne donne aucun égal à Allah, mais ne désavoue pas un des polythéistes, il est un mécréant, et non un polythéiste. Ceux qui prétendent que le fondement de la Religion n’est pas valable sans le désaveu de celui qui ne désavoue pas le polythéiste : « Apportez votre preuve si vous êtes véridiques ».

 

C’est sur base de preuves qu’on affirme qu’une chose fait partie de la Religion. Notre preuve que pour réaliser le fondement de la Religion il suffit de désavouer le Chirk et ceux qui le commettent est le Coran. Quant à vous, vous prétendez qu’il faut plus que cela. Vous prétendez qu’il faut aussi désavouer ceux qui ne désavouent pas ceux qui commettent le Chirk, alors : « Apportez votre preuve si vous êtes véridiques ».

 

La preuve c’est le Coran, la Sounna, et le Consensus, et non pas la logique et les calculs mathématiques.

 

Il est évident que celui qui ne désavoue pas le Chirk, n’est pas pareil à celui qui désavoue le Chirk, mais ne désavoue pas ceux qui le commettent.

 

Il est évident que celui qui ne désavoue pas ceux qui commettent le Chirk, n’est pas pareil à celui qui désavoue ceux qui commettent le Chirk, mais ne désavoue pas ceux qui ne désavouent pas ceux qui commettent le Chirk.

 

Il est évident que celui qui ne désavoue pas ceux qui ne désavouent pas ceux qui commettent le Chirk, n’est pas pareil à celui qui désavoue ceux qui ne désavouent pas ceux qui commettent le Chirk, mais ne désavoue pas ceux qui ne désavouent pas ceux qui ne désavouent pas ceux qui commettent le Chirk.

 

Et ainsi de suite …

 

Ça devient compliqué à suivre …

 

Il est évident que celui qui commet la mécréance n’est pas pareil à celui qui ne commet pas la mécréance, mais doute de la mécréance de celui qui a commis la mécréance.

 

Il est évident que celui qui doute de la mécréance du mécréant qui a commis la mécréance, n’est pas pareil à celui qui ne doute pas de la mécréance du mécréant qui a commis la mécréance, mais doute de la mécréance de celui qui doute de la mécréance de celui qui a commis la mécréance.

 

En effet, celui qui doute de la mécréance du mécréant qui a commis la mécréance, est un mécréant qui ne sait pas faire la différence entre la Foi et la mécréance. De même, celui qui doute de la mécréance de celui qui commet le Chirk, est un mécréant qui ne sait pas faire la différence entre le Tawhid et le Chirk.

 

Quant à celui qui ne doute pas de la mécréance de celui qui a commis la mécréance, mais doute de la mécréance de celui qui doute de la mécréance de celui qui a commis la mécréance, il n’est pas un mécréant, car il sait faire la différence entre la Foi et la mécréance, c’est la raison pour laquelle il n’a aucun doute quant à la mécréance de celui qui a commis la mécréance. De même, celui qui ne doute pas de la mécréance de celui qui commet le Chirk, mais doute de la mécréance de celui qui doute de la mécréance de celui qui commet le Chirk, il n’est pas un mécréant, car il sait faire la différence entre le Tawhid et le Chirk, c’est la raison pour laquelle il n’a aucun doute quant à la mécréance de celui qui commet le Chirk.

 

Quant à vous, vous prétendez le contraire, en disant qu’ils sont tous coupables de la même mécréance, à savoir ; ils ne savent pas faire la différence entre la Foi et la mécréance.

 

Ceci est une innovation des Mou’atazila de Bagdad rapportée par Abou al-Houssayn Mouhammad ‘ibn Ahmad al-Malati, rahimahoullah.

 

Quand vous avez vu sa parole vous avez d’abord menti en disant qu’il parle du Djahl al-Hal.

 

Ensuite, vous avez dit : ‘’De quelle mécréance et de quel doute il parle ?’’

 

Pourtant, il ressort de manière claire qu’il parle de la mécréance qui touche au fondement de la Religion, car la règle : ‘’Celui qui doute de la mécréance du mécréant est un mécréant’’ – ne s’applique même pas sur celui qui ne prie pas, alors que la Prière est la plus grande obligation après les deux Témoignages. De ce fait, il ne pouvait que parler du fondement de la Religion, car cette règle ne s'applique que pour le fondement de la Religion.  De même, il ressort de manière claire qu’il parle du doute quant à la mécréance de celui qui doute de la mécréance de celui qui doute de la mécréance de celui qui a commis la mécréance.

 

Abou al-Houssayn Mouhammad ‘ibn Ahmad al-Malati, rahimahoullah, a dit :

 

« ... Il n’existe donc aucune divergence entre tous les membres de la communauté musulmane, que ce soit les Mou’atazila ou les autres, que celui qui doute de la mécréance du mécréant est un mécréant.

 

Mais, les Mou’atazila de Bagdad ont ajouté quelque chose en plus que ceux de Bassora, c’est ; celui qui doute de celui qui doute, et celui qui doute de celui qui doute, jusqu’à l’infini, sont tous des mécréants, et la raison de leur mécréance est la même que celle du premier.

 

Alors que les Mou’atazila de Bassora disent que le premier qui doute est un mécréant, car il doute de la mécréance, mais que le deuxième, c’est-à-dire, celui qui doute de celui qui doute, n’est pas un mécréant mais un pervers, car il n’a pas douté de la mécréance, mais il a juste douté de celui qui doute … Ainsi d’après eux, celui qui doute de celui qui doute, et celui qui doute de celui qui doute …, jusqu’à l’infini, sont tous des pervers sauf le premier qui doute qui lui est un mécréant. Et leur avis est meilleur que celui des bagdadiens »

 

(Source : At-Tanbih war-Radd, pages 40-41)

 

Nous disons que la mécréance de celui qui commet la mécréance est nécessairement connue avec la Fitra (c’est-à-dire ; la disposition naturelle). Quant à la mécréance de celui qui ne commet pas la mécréance, mais doute de la mécréance de celui qui a commis la mécréance, elle est connue avec les textes. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de lui établir la preuve avant de le rendre mécréant.

 

Si vous prétendez le contraire : « Apportez votre preuve si vous êtes véridiques ».

 

Je pense, en toute honnêteté et objectivité, que si vous n’aviez pas accès au Coran, à la Sounna, ainsi qu’aux autres textes, que vous ne saviez même pas ce qu’est le Coran, la Sounna, ou même une simple feuille de papier, que vous n’aviez que votre Fitra, vous ne diriez pas que ce sujet est clair. Si vous dites cela, c’est parce que vous avez devant vous les textes qui vous disent que celui qui doute de la mécréance du mécréant est un mécréant, et le fait d’avoir en possession ce genre de textes vous a poussé à appliquer la ‘’chaîne’’ sur base de votre logique et vos calculs.

 

Imaginez-vous juste un instant dans un désert lointain, sans le moindre Verset, sans le moindre Hadith, sans la moindre Fatawa, rien que votre Fitra …

 

Quiconque réalise le Tawhid est un monothéiste, or le Tawhid c’est l’adoration d’Allah Unique sans Lui donner d’égaux.

 

Si vous prétendez que c’est plus que cela : « Apportez votre preuve si vous êtes véridiques ».

 

Quant au Takfir des polythéistes, il est une implication qui prouve que la personne sait faire la différence entre le Tawhid et le Chirk.

 

Quiconque réalise ceci, aura réalisé la Religion d’Ibrahim, car il fait partie de ceux qui unifient Allah, et de ceux qui savent faire la différence entre l’Unicité et le polythéisme, c’est la raison pour laquelle il applique le Takfir sur quiconque donne un égal à Allah.

 

Si vous prétendez que le fondement de la Religion d’Ibrahim c’est plus que cela : « Apportez votre preuve si vous êtes véridiques ».

 

Vous pensez vraiment qu’une personne n’ayant accès à aucun texte, tout en adorant Allah Unique sans Lui donner d’égaux, tout en désavouant ceux qui Lui donnent des égaux, est un mécréant parce qu’il, admettons, ne désavoue pas le 149’237ème qui lui aurait le ‘’malheur’’ de ne pas désavouer le 149’236ème dans la ‘’chaîne’’ ?

 

Vous pensez vraiment que la Fitra va aussi loin ?

 

Vous ne pensez pas qu’au bout d’un moment le doute peut s’installer quant au jugement d’une personne dans la chaîne ?

 

Je vous mets au défi de trouver si ce n’est rien qu’une parole d’un ancien savant qui dit ce que vous dites.

 

Les Fatawas des savants parmi les Mou’atazila de Bagdad ne seront pas acceptées.

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